La motorisation d’un volet est souvent perçue comme un confort accessoire. Elle règle en réalité des situations très concrètes : une fenêtre au dessus d’un plan de travail, un volet d’étage manœuvré depuis un escabeau, une maison à fermer en une seule commande.
Filaire ou radio
Deux technologies coexistent, et le choix dépend du chantier bien plus que du budget.
- Le filaire. Le moteur est relié par un câble à un point de commande mural. C’est la solution la plus fiable et la moins chère à l’achat, mais elle suppose de faire passer des gaines. Elle s’impose en construction neuve et lors d’une rénovation qui touche déjà aux cloisons.
- Le radio. Le moteur reçoit l’alimentation, les ordres arrivent sans fil depuis une télécommande ou un point de commande sans pile. Aucune saignée n’est nécessaire pour la commande, ce qui en fait la solution de la rénovation à mur fini.
Une alimentation reste indispensable dans les deux cas. Elle doit être réalisée conformément à la norme électrique en vigueur, par un professionnel.
Ce qui se motorise et ce qui ne se motorise pas
Sur un volet roulant existant, la motorisation se fait en remplaçant l’axe d’enroulement. Trois conditions : un coffre accessible, un tablier en bon état et des coulisses non déformées. Un tablier fatigué ou des lames désolidarisées ne justifient pas l’investissement, mieux vaut alors remplacer l’ensemble.
Sur un volet battant, la motorisation se fait par bras articulés fixés en tableau. Elle demande un passage de câbles en façade, un tableau capable de recevoir les platines et un dégagement suffisant pour le débattement. Elle reste possible, mais l’étude préalable est plus longue que sur un roulant. Les différences entre les deux familles sont détaillées dans notre article sur le choix du type de volets.
Lorsqu’aucune alimentation n’est envisageable, un moteur solaire avec panneau et batterie constitue une alternative, sur des volets de dimensions modérées et une façade suffisamment ensoleillée.
Les fonctions qui servent réellement
Les catalogues en annoncent beaucoup. Quatre se retrouvent utiles à l’usage.
- La détection d’obstacle, qui arrête le tablier s’il rencontre une résistance. Elle protège le volet autant que ce qui se trouve dessous.
- Les fins de course électroniques, qui se règlent sans démontage et se reprennent lorsque le tablier se détend avec le temps.
- La centralisation, une commande unique pour l’ensemble ou par façade. C’est la fonction la plus utilisée au quotidien.
- La programmation horaire, qui ferme les volets à heure fixe. Elle sert autant à limiter les apports solaires d’été qu’à donner une présence en cas d’absence.
La manœuvre en cas de coupure
C’est le point à vérifier avant de signer. Un moteur filaire doit disposer d’une manœuvre de secours, manivelle ou système débrayable, faute de quoi une coupure de courant laisse la maison fermée. Certains moteurs radio embarquent une batterie de secours. Cette information figure sur la fiche technique et se demande explicitement.
Faut-il une autorisation
Motoriser un volet existant sans modifier son aspect extérieur ne change pas l’apparence du bâtiment. Le remplacement complet du volet, lui, peut relever d’une formalité d’urbanisme. Nous y consacrons un article prochainement.
Nous motorisons les volets que nous posons comme les volets existants, après vérification de l’état du tablier et des coulisses. Voir notre page Volets, ou demandez directement un devis.





